Interview avec Daniel Monzón

·         Ta carrière a commencé en parlant du cinéma : Comment se sont déroulé tes débuts ? Qu’est-ce que t’ont apporté les moyens où as-tu travaillé ?
 
Tout a commencé bien plus tôt vraiment ; J’avais sept ou huit ans quand j’ai tombé amoureux du cinéma. Ma grand-mère m’est emmené au ciné-club  King Kong. Je me souviens de ce jour comme si c'était hier, comme une épiphanie, j’ai complètement aimé ce film ; je ne pouvais pas penser á une autre chose. Mon père avait beaucoup de livres de cinéma chez-nous, grâce à cela j’ai découvert d’autres films comme Frankestein ou L’homme invisible et  je faisais mes propres histoires à partir des photos des livres.   Quand ces films arrivaient aux cinémas ou à la filmothèque j’insistais mon père pour y aller les voir et je comparais le vrai film avec ce que j’avais imaginé. Avec seulemente 14 ans j’avais déjà vu tout l’expressionisme allemand, Bergman, Ford, Hawkes, Hitchcock, Welles, Murnau… Ce qui se passe c’est que dans auxquels temps n’existaient pas les moyens techniques d’aujourd’hui pour faire des court-métrages, il n’y avait que Super8 ; mon père avait ce caméra et je faisais des court-métrages de deux minutes et demi, mais seulement pour expérimenter.  Ma façon d’exprimer ces envies de faire cinéma était par l’écriture. En fait j’ai écrit un livre sur John Carpenter et j’ai essayé de le publier. Grâce à ces écrites j’ai réussi un travail à Fotogramas et aussi j’ai reçu un appel de la radio et de Días de cine (jours de cinéma).  Tout cela a été une école fantastique, parce que m’a permet de voir beaucoup des films et les analyser. Je pouvais aller aux tournages et faire des interviews à mes directeurs préférés : Woody Allen, Roman Polanski, John Carpenter, Steven Spielberg… et je pouvais les poser des questions á partir de la perspective de quelqu’un qui veut faire du cinéma. J’ai devenu l’ami des directeurs comme Enrique Urbizu ou Álex de la Iglesia, lesquels avaient fait des films déjà, et j’ai commencé à écrire des scripts : le premier je l’ai écrit avec 21 ans : Desvío al paraíso. Gerardo Herrero a été le directeur et il m’a permet d’aller au tournage pour observer comme ce que j’avais écrit commençait à prendre forme. La télé a été très important aussi, parce que par être le sous-directeur de Días de cine (Jours de cinéma) je pouvais choisir un reportage par semaine sur le thème que je préférais ; je faisais des interviews et je choisissais des parties des films, et avec tout cela je faisais un reportage  de 10-15 minutes. Ça m’a permet de contacter avec le montage d’une façon très directe.
 
 
·         C’est quoi plus difficile: Juger ou être jugé ?
 
 
Quand je parlais du cinéma je n’étais pas destructif, et j’essayais toujours de parler de ces choses que j’aimais. Je voulais apporter des clés au lecteur pour l’aider à aimer le film pour autant que moi, et ça c’est le même processus que je suive pour faire mes films.  Il y a beaucoup de gens qui pensent qu’un critique cinéma est un directeur frustré, mais moi je me considérais plutôt un directeur précoce.  Chaque critique cinéma ou journaliste cinématographique est aussi un directeur potentiel, une autre chose c’est qu’il souhaite le révéler. 
 
·         Quand êtes-vous devenu un directeur du cinéma?
 
Il est arrivé un moment, avec 26-27 ans, dans lequel j’ai me rendu compte que j’avais deux choix, je pouvais le laisser tout ou me lancer à faire ça que j’aimais depuis que j’étais petit, parce que sinon je ne le ferais jamais.  Alors, avec 30 ans, je pris congé de tous mes travaux, j’ai pris l’argent que j’avais épargné et j’ai osé faire mon premier film.
 
·         Et… ce film a été El corazón del guerrero, un long-métrage d’action et aventures assez insolite pour son temps. Pour quoi as-tu commencé avec un projet si risqué et comment as-tu réussi qu’il fonctionne bien ?
Au moment que j’ai déçu de faire ce film j’avais déjà un bagage suffisant et je connaissais beaucoup des gens comme par exemple le directeur photo avec lequel je travaille toujours (Carles Gusi), mon directeur artistique qui avait travaillé aussi avec Álex de la Iglesia, ou le compositeur Roque Baños. Aussi Gerardo Herrero, qui avait dirigé mon premier script ; Il était producteur et il a été qui m’a donné la confiance et le soutien pour faire mon premier film.  Je lui ai donné mon script et il ne l’a pas compris (des rires), mais il avait envie de faire un cinéma pour des jeunes et il a accepté ma proposition. Au début il a commencé avec un budget très ajusté, mais après j’ai pu les gagner du terrain. Il a commencé en étant une petite production, mais finalement elle a beaucoup grandit. Une fois qu’on a l’équipe, et on a dépensé de l’argent, c’est plus facile convaincre le producteur, il faut être constante et lutter pour ça qu’on veut pour transmettre aux autres ton enthousiasme. Il a été un processus très difficile; en fait, pendent le fête de clôture, mon directeur photo m’a dit, quand t’as-tu donné compte de qu’il était impossible de faire ce film ? (des rires)
 
·         En grande partie, la réussite de ce film c’est son script. Penses-tu qu’il est le point le plus important?
 
Avec un bon scrip c’est possible de faire un bon film, mais avec un mauvais script c’est impossible. Il peut être curieuse et attractive mais pas un bon film. Le script est la carte au trésor, surtout pour le cinéma que je fais, le cinéma narratif.
 
 
·         C’est quoi nécessaire pour faire un bon script?
 
Un bon script reproduit le rythme qui doit avoir le film, et depuis le moment qu’on l’ouvre il t’attrape et on ne peut pas le laisser jusqu’on le finisse. Il doit avoir une histoire intéressant mais spécialement des personnages avec âme qui soient capables de te guider. Parce que le spectateur peut ignorer beaucoup des choses d’un film comme une mauvaise photographie ou des effets spéciaux un peu kitsch mais s’il aime les personnages, il va aimer le film.  Bien sûr, il faut veiller aussi la forme ; j’essaie d’être méticuleux et prendre soin de toutes les parties du film.
 
·         Pour la planification des tournages, as-tu les idées très claires ou il y a l’espace pour improviser ?
 
Ça dépends. Pour mon premier film j’étais si effrayé que j’avais tout très planifié. Pour El robo más grande jamás contado j’avais plus confiance et j’ai laissé du marge aux acteurs et aux localisations. La caja Kovak a été très planifié parce qu’il était un fil très compliqué et aussi très cher.  Pour Celda 211, j’avais dans la tête une planification énorme, je l’ai donné beaucoup d’importance au travail avec les acteurs parce qu’il était un film de personnages ; Tout passait dans une même chambre et c’est pour cela que je n’ai rien dessiné.  El niño a été un mélange d’improvisation et planification. Il y avait beaucoup des localisations et la plus parts étaient d’extérieurs (plus difficile pour les changes climatiques). J’avais une planification fixe mais j’avais aussi le travail des acteurs. Il faut qu’il existe une combinaison des deux, il faut avoir des idées claires, mais il faut aussi être flexible, et écouter le moment et ça que l’équipe offre.  
 
·         Quel est le rapport entre le travail avec des acteurs jeunes comme Alberto Ammán ou Jesus Castro et des acteurs consacrés comme Antonio Resines ou Luis Tosar ?
 
Le différance n’est pas à l’âge, mais au type d’acteur. Il faut connaître la personne, avoir une bonne relation et comprendre c’est qu’il a besoin. Quand l’acteur est confortable il va risquer plus. Par exemple, Antonio Resines n’aime pas beaucoup les essais parce qu’il pense qu’il perd de la naturalité. Je lui donne des clés et dans le set il donne tout. Normalement il fait une prise bonne et après une superbe. D’un autre côté Luis Tosar n’exige rien mais je lui donne beaucoup des choses. Pour Celda 211 je lui ai donné des manuscrits de prisonniers, on a fait des interviews avec des assassins, et sur tout on a beaucoup parlé du personnage. Par contre, Alberto Ammán avait besoin de poser beaucoup des questions sur le personnage. Il me disait qu’il se sentait petit au côté de Luis Tosar ou Antonio Resines, et je lui ai dit qu’il devait appliquer cet incertitude au personnage. Avec Jesús Castro  j’ai essayé d’utiliser ce qu’il me donnait comme personne et l’appliquer au personnage, parce que si on essayait de faire quelque chose exactement comme dans le script, ça ne fonctionnerait pas, avec lui il fallait chercher le fraîchir et la vérité. Chaque acteur et chaque personne est différent et il faut les comprendre et les offre c’est qu’ils ont besoin.
 
·         Quand un film arrive aux cinémas il y a toujours un débat sur son contenu, s’il est conventionnel, si on peut le considérer de l’art… Normalement on utilise un ton méprisant pour les films « commerciaux ». Qu’est -ce que tu penses ?
 
Les nouveaux films reçoivent des opinions du publique et de la critique qui changent toujours avec le temps. Par exemple dans le cas de Fernando Fernán Gómez, avec le film El extraño viaje ; Tout le monde disait que son film était très mauvaise et pas bien faîte. Il a été un échec commercial et aujourd’hui on peut dire qu’est un des films plus importants du cinéma espagnol. Une histoire qui n’est pas écouté n’est pas une histoire, n’est rien. Celda 211 a été une surprise parce qu’il a été très commercial, et le même avec El niño. Le publique jouit le film, et ça est pour moi un grand plaisir. En plus, faire un film commercial est très difficile, sur tout si on veut faire du cinéma-qualité. Il y a du mauvais cinéma commercial mais ces films ont été créés pour l’amusement du publique, et s’ils réussie leur objective, ils sont un vraie succès.  Le film qui n’a pas aucun utilité c’est auquel qui laisse indiffèrent au publique. Je pense qu’il faut relativiser tout, et être fier de ça qu’on fasse.
 
·         Récemment les films et les séries TV en Espagne veulent inclure des trames pour satisfaire à tout le monde, Que penses-tu ?
 
Je ne regarde pas trop la télé et je sais que ça n’est pas bien, mais je n’ai pas beaucoup de temps. Mon travail est très absorbent et mon temps libre je le dédie à ma famille. Les séries qu’on fasse en Espagne ne m’attraient assez pour avoir envie de faire télé. Mais si j’aurais la chance de faire une série comme Breaking Bad ou quelque chose pareille, j’aimerais beaucoup le filmer parce que ça permet développer beaucoup les personnages. De toutes façons je pense que cette question concerne aux critiques de El niño où on dit qu’il est un film qui veut satisfaire à tout le monde, comme s’il était une chose préfabriqué qui veut être aimé par tous. Aussi j’ai écouté que la trame d’amour était destiné à satisfaire au publique ados.  Vraiment ça n’était pas mon intention. Ça va naître quand Jorge et moi nous avons donné compte qu’on voulait raconté l’histoire sentimentale d’un jeune qui expérimentera lueurs de maturité pendant le film ; pour nous l’histoire d’amour avait beaucoup de sens pour l’évolution du personnage.  Il est un mec raciste qui n’a jamais tombé amoureux et que soudain il trouve sa demi-orange ; Il tombe amoureux de la dernière fille qu’il pourrait s’imaginer. Nous n’avons pas pensé « il faut inclure une histoire d’amour pour satisfaire à ce secteur-là » parce que on ne peut pas faire un film en pensant ce que les gens vont aimer. Ce qui se passe c’est que le film a eu une grande promotion à Mediaset, qui avait lancé beaucoup avant El Príncipe laquelle a été écrite beaucoup après que ce film, et les gens ont créé des théories qui ne sont pas réelles.  Quand le temps passe et je regarde le film sens écouter toutes cettes critiques j’arrive à la conclusion de que je ne m’ai trahi pas, ce film est le film que je voulais, avec ses erreurs et ses échecs. 
 
·         Le cinéma a rempli tes expectatives? Il y a quelque chose décevant ? Qu’est-ce que t’a surpris le plus ?
 
Plus que remplir, le cinéma a débordé mes expectatives. Le majeur peur que j’avais avant de faire mon premier film était découvre que tout avait être une imposture. J’avais peur de commencer à diriger et ne l’aimer pas. Cependant le premier jour de tournage j’étais pure adrénaline, et je n’ai pas pu dormir par l’excitation.  Ce que j’aime le plus c’est le sentiment d’amitié avec ton équipe. Construire petit à petit quelque chose qui a naît du travail de tout le monde, de son engagement… Ce que je n’aime pas sont les tensions, les crocs-en-jambe qu’on trouve toujours au terrain financière.  Tous ces personnages qui travaillent aussi au cinéma d’une manière trompé et qui ne suivent pas la passion de raconter une histoire mais l’argent.
 
·         Quel serait votre principal conseil à quelqu'un qui souhaiterait devenir directeur du cinéma ?
 
Quelqu’un qui sent qui a naît pour cela ne devrait capituler jamais. Le chemin est large et il y aura des gens qui vont vous dire que vous ne seriez pas capables de le faire, mais aujourd’hui il y a des moyens incroyables, qui n’existaient pas avant, pour faire des courts-métrages sans peine argent. On peut utiliser une caméra photo ou le demander la sienne au voisin, et après on peut présenter les court-métrages à Notodofilmfest ou à Youtoube. Il ne faut pas croire des excuses qui emploient des autres, ou se cacher dans le difficile chemin pour ne le faire pas. Si tu ne te lances pas sera parce que tu ne l’aimes pas. Je suis né à Palma de Mallorca et après j’ai vécu à Valencia. Là-bas je n’avais pas des amis, je n’ai pas eu aucun parrain, tout ça que j’ai réussi a été pour mon travail. Mon apprentissage a été autodidacte. Si j’y être parvenu, en étant si bête, quelqu’un un peu plus intelligent peut  y arriver.
 
·         As-tu un nouveau projet à l’esprit?
 
J’ai beaucoup des idées. J’ai déjà écrit un nouveau script avec Jorge Guerricaechevarría (El niño). Il est une comédie noir pour filmer en Angleterre et il est une importante possibilité. C’est qui se passe quand on dédie beaucoup de temps pour un film c’est que d’un côté tu es encore avec la tête avec lui ; je dois le présenter à Londres et après en France, en Allemagne… et d’un autre côté tu dois le dire au revoir parce que tu l’as trop à l’esprit a à le cœur.  Pour affronter un nouveau projet je dois être très convaincu parce qu’il occupera tout mon temps. Un film est comme ton couple, on donne tout pour lui. 
 
·         Merci beaucoup, et bonne chance dans les Prix Goya
 
Oui, je pensé que le film sera nominé dans des différents catégories, sur tout dans la partie technique. Mais aussi je pense que cet an il y a très bonnes films, comme Magical Girl ou La isla mínima, dirigé par Alberto Rodríguez, un directeur exceptionnel. 
 
 

Diego Martín