Joaquín Oristell: comme directeur d’acteur

Jeudi dernier 21 avril, s’est tenu la deuxième partie de la 9e édition des Ateliers de Direction d’Acteurs offert par la communauté de Madrid.

Cette édition, conduite par Joaquín Oristrell lui a permis, après la projection de « Hablar », son dernier travail, de parler de la direction d’acteurs et de la façon de tourner un plan-séquence.
 « Hablar » est un projet fait pour la scène, toutefois le grand nombre de participants faisait qu’il était impossible de réaliser ce dont il avait besoin sur les planches.

Pour équilibrer les agendas de tous les acteurs, la proposition du réalisateur fut de tout enregistrer en un plan-séquence unique et, d’après lui, tous ont été d’accord quand il a parlé d’une « bonne marcianada ».
 « Hablar » dépeint la vie des 21 personnages principaux et 10 personnages secondaires du quartier de Lavapiés à Madrid lors d’une chaude nuit d’août, en 2014.

Les personnages ont été créés par les acteurs eux-mêmes qui ont proposé leurs textes au metteur en scène avant l’enregistrement.

Cette création collective, produite en une seule prise, a été un travail d’adaptation à des conditions environnementales telles que même si un proche avait glissé pendant l'enregistrement, l'acteur se devait de poursuivre la scène comme si rien ne s’était passé.

Mercedes Sampietro, Melani Olivares, Juan Diego Botto, Sergio Peris-Mencheta, Marta Etura, Raul Arevalo, Antonio de la Torre et Astrid Jones sont quelques-uns des visages familiers impliqués dans la proposition initiale.

La bande a été faite en seulement trois jours, le dimanche, un essai a été effectué, le lundi deux prises ont été faites de lundi et le mardi deux autres. Oristrell nous a dit qui a retenu le dernier parce qu'il était le plus naturel de tous.

La Conférence s’est achevée sur la définition qu’a Oristrell d’un réalisateur.

« Ce qui ressemble le plus un acteur c’est un écrivain et vice versa. Le réalisateur ne fait qu’examiner et choisir ».

En disant cela, Joaquín a voulu souligner combien il importait d’examiner et de participer en laissant les acteurs dans la création des personnages qu’ils vont eux-mêmes interpréter.

Marta Martín